Avant Paris, la nuit

25 Nov Avant Paris, la nuit

Humeurs et bain chaud
Première neige

Jeudi 25 novembre 1915

Petitbois me donne la permission d’aller à Lampernisse. Franz m’a envoyé hier une carte me disant qu’il va partir en congé. Si c’est la semaine prochaine, je tâcherai d’aller avec lui.

J’ai retrouvé Franz confortablement installé près de son feu. Il venait de se lever seulement son travail de nuit ayant cessé à 4h du matin. A mon grand regret il part demain pour paris et je ne saurai l’accompagner. C’est du moins ce que je pensais, mais la chance m’a servi et le soir j’allais obtenir un congé également. Après avoir dîné au mess, Franz m’a donné un pas de conduite jusqu’à Lampernisse. Nous avons eu l’occasion de voir l’auto-canon anglaise rater un avion boche de très belle façon!

En revenant j’ai rencontré Bierbuik [1]ça n’est pas ça, mais l’idée d’un personnage nommé Bierbuik était ma fois trop tentante, en attente de mieux qui m’a conseillé de demander mon congé au commandant. Ainsi fut fait et au bout d’une heure je reprenais par une obscurité complète le chemin de Lampernisse pour dire à Franz que je partais également pour Paris, mais un jour après lui.

Paris: sa tour, sa roue

(titre inconnu) – William Redver Stark

source: www.bac-lac.gc.ca

Le trajet, surtout de la ferme à Grognie était des plus pénibles car l’obscurité était telle qu’on ne voyait pour ainsi dire pas devant soi. Devant les fusées lumineuses permettaient de temps en temps de se diriger convenablement à travers ces prairies entrecoupées de nombreux fossés remplis d’eau.

Couché sur ma paille, j’écris ces notes. Ma bougie qui tombe toujours de son chandelier de fortune vient de faire cette tâche! Je songe qu’elle sera un souvenir de ce grenier où il pue si fort la souris!!

A 6h1/2 j’arrive à la ferme du génie. Franz était toujours au travail et c’est le lieutenant Pijcke [2]à nouveau pas certain de lire correctement que j’ai chargé de l’informer de la nouvelle. Mon second retour à Nieucapelle s’est effectué dans de meilleures conditions que l’aller, car la lune se levait et les nuages laissaient filtrer la lumière. Des fusées s’élevaient continuellement, et la fusillade était assez nourrie vers Oostkerk. Là où Franz travaille.

Humeurs et bain chaud
Première neige

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Notes   [ + ]

1. ça n’est pas ça, mais l’idée d’un personnage nommé Bierbuik était ma fois trop tentante, en attente de mieux
2. à nouveau pas certain de lire correctement
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